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Coupe du monde : la Norvège et Erling Haaland s'offrent le Brésil

Jul 06, 2026  Twila Rosenbaum  78 views
Coupe du monde : la Norvège et Erling Haaland s'offrent le Brésil

La Coupe du monde 2026 vient de livrer l'un de ses plus grands chocs : la Norvège, emmenée par son prodige Erling Haaland, a éliminé le Brésil en huitièmes de finale sur le score de 2-1. Le match, disputé dans un stade comble, a tenu toutes ses promesses, offrant un scénario haletant jusqu'à la dernière minute. Haaland, déjà auteur d'un parcours remarquable dans le tournoi, a inscrit un doublé décisif en seconde période (79e et 90e minute), portant son total à sept buts, égalant ainsi Kylian Mbappé et Lionel Messi au classement des meilleurs buteurs.

Le Brésil, quintuple champion du monde et grand favori de la compétition, pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score en première mi-temps par l'intermédiaire de Raphinha. Mais la Seleção, orpheline de Neymar et trop dépendante de ses individualités, a progressivement perdu le contrôle du match face à une Norvège disciplinée et portée par son public. Le sélectionneur norvégien a mis en place un plan tactique parfait, neutralisant les ailes brésiliennes tout en laissant Haaland en position d'attente, prêt à faire basculer la rencontre.

Le récit du match

Dès le coup d'envoi, le Brésil a imposé son rythme, monopolisant le ballon et multipliant les occasions. Casemiro, Alisson et Vinícius Júnior ont tenté de déstabiliser la défense norvégienne, mais le gardien Ørjan Nyland a réalisé plusieurs arrêts décisifs. La première période s'est achevée sur un avantage brésilien ténu, avec un but de Raphinha à la 34e minute après une combinaison rapide avec Paquetá. Les supporters brésiliens se prenaient déjà à rêver d'une qualification facile.

Mais la Norvège n'a jamais baissé les bras. Après la pause, l'équipe scandinave a haussé son niveau de jeu, resserrant les espaces et multipliant les contre-attaques. Le tournant du match est survenu à la 70e minute lorsque le Brésil a raté un penalty par l'intermédiaire de Richarlison, le tir trop mou étant repoussé par Nyland. Ce coup du sort a galvanisé les Norvégiens, qui ont poussé avec insistance. À la 79e minute, sur un coup franc mal repoussé par la défense brésilienne, Haaland a surgi au deuxième poteau pour égaliser d'une reprise de volée imparable. Le stade a alors explosé de joie.

Le Brésil, sonné, a tenté de réagir, mais la fatigue et la pression ont eu raison de ses efforts. Dans le temps additionnel, à la 90e minute, Haaland a de nouveau fait parler sa puissance. Servi en profondeur par Martin Ødegaard, il a résisté au duel avec Marquinhos avant de lober Alisson d'un extérieur du pied. Le silence s'est abattu sur le camp brésilien, tandis que les Norvégiens célébraient un exploit historique.

Erling Haaland, l'homme du tournoi

Avec sept buts en quatre matches, Erling Haaland est en tête du classement des buteurs, aux côtés de légendes comme Messi et Mbappé. Mais au-delà des statistiques, c'est son impact mental et physique qui impressionne. Déjà meilleur buteur de l'histoire de Manchester City, il a inscrit cette saison 52 buts en club avant d'arriver en sélection. Ses qualités de finisseur, sa vitesse et sa capacité à surgir au moment crucial en font un joueur capable de marquer un tournoi de son empreinte.

Haaland n'a que 25 ans et son parcours en Coupe du monde rappelle celui de Ronaldo en 2002. Mais là où le Brésilien avait remporté le titre, le Norvégien n'a pour l'instant qu'un quart de finale en perspective. Cependant, son duo avec Ødegaard, le meneur de jeu d'Arsenal, est devenu l'une des attractions du mondial. Leur complicité technique, née lors de leurs années en Norvège, a déstabilisé des défenses pourtant réputées.

Les statistiques de Haaland dans ce mondial sont impressionnantes : 7 buts, 2 passes décisives, 4,5 tirs cadrés par match et une précision de finition de 62 %. Il a également parcouru en moyenne 11 kilomètres par rencontre, preuve de son travail défensif. Son évolution tactique sous les ordres de Ståle Solbakken lui a permis de devenir un attaquant complet, capable de décrocher pour créer des espaces ou de rester dans la surface pour conclure.

La Norvège, une nation qui monte en puissance

Ce succès n'est pas un coup de chance. La Norvège, longtemps considérée comme une nation de second rang en football, a su bâtir une équipe solide autour de sa génération dorée. Outre Haaland et Ødegaard, on retrouve des joueurs comme Sander Berge (Burnley), Morten Thorsby (Union Berlin) ou encore le jeune défenseur Leo Skiri Østigård, qui a muselé les attaquants brésiliens. La sélection norvégienne a misé sur une formation rigoureuse et une discipline tactique, tout en laissant libre cours à l'improvisation de ses talents offensifs.

Ce quart de finale historique est le meilleur résultat de la Norvège en Coupe du monde depuis 1998, où elle avait atteint les huitièmes. En 2026, l'objectif est clairement d'aller plus loin, voire de remporter le titre. Le prochain adversaire sera l'Angleterre ou le Portugal, un nouveau test pour cette équipe qui ne cesse de grandir.

Le Brésil, l'une des plus grandes désillusions

Pour le Brésil, cette élimination précoce est un véritable traumatisme. Cinq fois champions du monde, les Brésiliens étaient donnés favoris, surtout après le bon parcours en phase de groupes. Mais la défaite face à la Norvège révèle des failles structurelles : une dépendance excessive aux individualités, un manque de créativité au milieu de terrain et une défense parfois fébrile sur les coups de pied arrêtés. Le sélectionneur Tite, déjà critiqué après l'élimination en 2022, voit son avenir compromis.

L'absence de Neymar, blessé avant le mondial, a pesé sur le moral et le jeu de la Seleção. Vinícius Júnior et Raphinha ont eu du mal à combler le vide, tandis que la star montante Endrick, 20 ans, n'a pas encore l'expérience nécessaire pour porter l'équipe. Les Brésiliens repartent avec l'amertume de n'avoir pas su concrétiser leur domination. L'analyse des médias brésiliens sera impitoyable, et les changements à venir pourraient être profonds.

Le match a également mis en lumière l'arbitrage, qui a laissé jouer des contacts rugueux mais sans excès. Les décisions controversées autour d'un penalty non accordé pour le Brésil en première mi-temps resteront débattues longtemps. Mais au final, le score est implacable, et la Norvège mérite amplement sa qualification.

Cette rencontre restera gravée dans les mémoires. Elle montre que le football est un sport où l'underdog peut renverser des montagnes, pour peu qu'il ait un plan, du courage et un attaquant hors norme. Erling Haaland, lui, continue d'écrire sa légende. Prochain rendez-vous : un quart de finale qui pourrait le propulser encore plus haut.


Source: MSN News


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