Syd Barrett : une semaine d’hommage pour les 80 ans du fondateur de Pink Floyd
Vingt ans après sa disparition, Syd Barrett reste l’une des figures les plus fascinantes du rock psychédélique. En juillet, la salle The Piper, à St. Leonards-on-Sea, près de Hastings, rendra hommage au cofondateur de Pink Floyd avec une semaine de concerts, projections et rencontres autour de son héritage. L’un des moments forts sera l’exposition, pour la première fois, des lames de parquet orange et violet que Barrett avait lui-même peintes dans sa chambre de Wetherby Mansions, à Earl’s Court. Ces planches sont devenues mythiques grâce aux photos de Mick Rock utilisées pour la pochette de “The Madcap Laughs”, son premier album solo sorti en 1970. Le programme marquera un double anniversaire : les 80 ans que Syd Barrett aurait fêtés cette année et les 20 ans de sa mort, survenue le 7 juillet 2006. Du 4 au 11 juillet, The Piper accueillera notamment le biographe Rob Chapman, Twink, Ian Barrett, Jill Drower, les Ozric Tentacles ou encore Bernard Butler. Un autre hommage est également prévu à Cambridge le 10 octobre, avec un concert tribute et un album collaboratif soutenus par la famille Barrett au profit d’associations de santé mentale. Syd Barrett, né en 1946, a été le leader visionnaire de Pink Floyd pendant leur courte période psychédélique, écrivant la plupart des chansons du premier album "The Piper at the Gates of Dawn" (1967). Sa santé mentale déclinante l’a éloigné de la scène puis du groupe. Il a mené une vie recluse jusqu’à sa mort en 2006. Son influence reste immense sur des artistes comme David Bowie, The Flaming Lips ou Radiohead.
The Offspring : un moshpit géant sur du Taylor Swift au Hellfest
The Offspring a marqué son passage au Hellfest 2026 avec un détour inattendu par le répertoire de Taylor Swift. Dimanche 21 juin, en clôture du festival metal français, le groupe punk californien a repris "Love Story", extrait de l’album "Fearless", avec une idée simple : provoquer le plus grand moshpit jamais vu sur une chanson de la chanteuse américaine. Après plusieurs classiques de son propre catalogue, dont “Come Out and Play”, “All I Want”, “Want You Bad” ou “Staring at the Sun”, Dexter Holland a lancé le défi au public : "On va faire le plus grand moshpit jamais vu sur une chanson de Taylor Swift". Avant d’ajouter : "On va écrire l’histoire ce soir." The Offspring, formé en 1987 à Orange County, est connu pour son punk-rock énergique et ses paroles souvent satiriques. Le groupe a vendu plus de 40 millions d’albums dans le monde, avec des titres phares comme "Pretty Fly (for a White Guy)" ou "The Kids Aren't Alright". Hellfest, l’un des plus grands festivals de metal d’Europe, attire chaque année plus de 200 000 spectateurs. Cette reprise de Taylor Swift par un groupe punk symbolise la porosité croissante entre les genres musicaux. Les vidéos du moshpit sont devenues virales sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions partagées entre amusement et incompréhension chez les puristes du metal.
Smashing Pumpkins : quinze artistes réunis pour un album hommage
Les Smashing Pumpkins auront droit à un album hommage pour les 35 ans de “Gish”, leur premier disque. Le label Sumerian Records sortira “Sending Hearts To All My Dearies – A Tribute To The Smashing Pumpkins” en numérique le 14 août, puis en vinyle le 16 octobre. Le projet réunit quinze reprises puisées dans la discographie du groupe de Billy Corgan. La sélection mélange les générations et les styles, avec Tame Impala, Alice Glass, Nita Strauss, Yonaka, Des Rocs, Meg Myers, Between The Buried and Me, Palaye Royale, Carpenter Brut ou encore The Midnight. Le premier extrait est signé Tame Impala, qui reprend “Hummer”, titre issu de “Siamese Dream”. La tracklist comprendra aussi plusieurs relectures de morceaux phares comme “Today”, “Tonight, Tonight”, “Cherub Rock”, “1979”, “Bullet With Butterfly Wings”, “Thirty Three” ou “Ava Adore”. Smashing Pumpkins ont été formés à Chicago en 1988, et leur mélange de rock alternatif, de shoegaze et de heavy metal en a fait un des groupes les plus influents des années 1990. L’album "Siamese Dream" (1993) est considéré comme un chef-d’œuvre, tandis que "Mellon Collie and the Infinite Sadness" (1995) reste l’un des albums doubles les plus vendus de l’histoire. Le groupe a connu des séparations et reformations, et continue de tourner et enregistrer aujourd’hui. Ce tribute album réunit des artistes de divers horizons, de la pop psychédélique (Tame Impala) au metal progressif (Between the Buried and Me), en passant par la synthwave (Carpenter Brut), démontrant l’étendue de l’influence des Smashing Pumpkins.
Roger Waters : “Comfortably Numb” revisité avec Mona Miari pour les enfants palestiniens
Roger Waters a publié une nouvelle version de “Comfortably Numb”, enregistrée avec la chanteuse palestinienne Mona Miari. Le titre, qui mêle anglais et arabe, est vendu au profit du Palestine Children’s Relief Fund, une organisation qui finance des soins médicaux gratuits pour les enfants palestiniens blessés ou malades. Cette relecture du classique de Pink Floyd s’inscrit dans une démarche humanitaire clairement assumée par Waters. Le musicien souligne que chaque enfant devrait avoir accès à des soins médicaux, quel que soit son lieu de naissance. Le clip a été tourné entre New York et Gaza. Selon les organisateurs, une partie de l’équipe de production travaillait à Gaza dans des conditions extrêmes, avec des interruptions régulières de communication pendant le tournage. Roger Waters, cofondateur de Pink Floyd, est depuis longtemps un activiste politique. Il a régulièrement critiqué la politique israélienne et soutenu la cause palestinienne, ce qui lui a valu des accusations d’antisémitisme de la part de certains détracteurs. Malgré les controverses, Waters continue d’utiliser sa musique pour promouvoir ses convictions. "Comfortably Numb" est l’un des morceaux les plus emblématiques de Pink Floyd, issu de l’album "The Wall" (1979) avec les célèbres solos de guitare de David Gilmour. Cette nouvelle version humanitaire offre une perspective différente tout en conservant l’émotion poignante de l’original.
Rod Stewart : malaise sur scène, oxygène et concert maintenu
Rod Stewart a connu un moment difficile sur scène le 19 juin à l’Utah First Credit Union Amphitheatre, à West Valley City. Selon TMZ, le chanteur britannique est apparu visiblement mal en point pendant son concert, avant que son équipe n’intervienne avec une bouteille d’oxygène. À 81 ans, Stewart a néanmoins poursuivi la prestation, assis, avec son humour habituel. Face au public, il a expliqué qu’il avait failli s’évanouir avant de lancer “the show must go on” et de demander : “Cela ne vous dérange pas si je m’assieds pour celle-ci ?” L’altitude de West Valley City, située à environ 1300 mètres au-dessus du niveau de la mer, pourrait avoir contribué aux difficultés respiratoires du chanteur. L’incident intervient quelques jours après l’annulation d’un concert en Californie pour cause de laryngite, une décision qui avait provoqué des réactions de fans après que Stewart a été aperçu le lendemain dans les tribunes d’un match. Rod Stewart, né en 1945 à Londres, est l’un des chanteurs britanniques les plus célèbres, avec une carrière de plus de 60 ans. Il a connu le succès avec des hits pop, rock et folk, tels que "Maggie May", "Da Ya Think I’m Sexy?" ou "Sailing". Malgré son âge, il continue de tourner intensément, fidèle à sa réputation de showman infatigable. Cet incident rappelle les défis physiques des artistes âgés sur scène, mais Stewart a prouvé qu’il pouvait encore gérer l’imprévu avec panache et humour. Le public a salué sa détermination, et le concert s’est terminé sans autre complication.
Source: RTBF News